(Québec) Pour la première fois, une étude réalisée par des chercheurs de l’Université Laval confirme que le virus de la gastroentérite peut se propager dans l’air ambiant.

«On se doutait qu’il y avait des virus dans l’air, mais on est les premiers à le mesurer. Notre équipe est une des seules au monde qui possède les équipements pour faire ça. Nous avons une équipe de recherche sur les bioaérosols et un équipement à la fine pointe», a affirmé, jeudi, Caroline Duchaine, professeure à la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval. 

Mme Duchaine, qui fait des études sur les contaminants dans l’air depuis plusieurs années, a supervisé la recherche sur le virus de la gastroentérite. Elle est également chercheuse à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

L’étude qui a débuté en 2012 montre que le norovirus (celui de la gastroentérite) a été détecté dans 54 % des chambres de patients frappés par la gastro, dans 38 % des corridors donnant accès à leur chambre et dans la moitié des postes d’infirmières de huit hôpitaux et CHSLD. L’identité des centres n’a pas été dévoilée. Les prélèvements d’air ont été effectués à un mètre des patients, devant l’entrée de leur chambre et au poste des infirmières. 

Une cause?

Les auteurs de l’étude ne vont pas jusqu’à conclure hors de tout doute que la présence du virus dans l’air est une cause de la propagation de la gastroentérite. «Il y a beaucoup d’articles scientifiques qui suggèrent que ça peut peut-être se propager, mais la preuve de la transmission par l’air n’a pas encore été faite. C’est ce que l’on va étudier avec des animaux entre autres dans une prochaine étude», a dit Mme Duchaine.

À la différence du virus de la grippe qui doit être respiré pour contaminer les poumons, le virus de la gastro doit se rendre dans l’appareil digestif. «Il faut des conditions. Il faut inhaler le virus et que la particule soit peut-être arrêtée dans le nez, la gorge et qu’elle soit avalée. Si le virus de la gastro va seulement dans les poumons, la personne n’aura pas la gastro», a expliqué la professeure.

La contamination par l’air ambiant demeure une hypothèse sérieuse. «Il y a beaucoup d’évidence épidémiologique. On parle des problèmes sur les bateaux de croisière par exemple. Ça se propage à la vitesse grand V. Quand quelqu’un est malade, tout le monde l’attrape. On le voit aussi dans les écoles, les garderies. C’est un virus qui est très facile à attraper quand quelqu’un est malade autour», a-t-elle ajouté.

Mme Duchaine croit que l’installation d’unités mobiles de filtration d’air et le port d’une protection respiratoire près des patients infectés sont des mesures qui méritent d’être testées pour limiter la propagation de la maladie. «Le lavage de mains, des surfaces, des objets demeure ce qui est le plus important à faire», a-t-elle souligné.

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